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Ambroise de Loré


Ambroise de Loré

Ambroys de Loré, (v.1395, Oisseau – 25 mai 1446, Paris), chevalier, compagnon de Jeanne d’Arc, Commissaire réformateur des métiers et de la police et Garde de la prévôté de Paris, assimilé Prévôt de Paris de 1436 à 1446, est né vers 1395 au château de Loré.

Blason d’Ambroise de Loré: Les armes de Loré portaient d’hermine à trois quintefeuilles de gueules.

Origine

  • Fils de Ambroys Ier de Loré et Marie de Prez. Son grand-père était Robert de Loré, chevalier.

La mère de Loré, Marie de Prez, était la fille bâtarde de Guillaume de Prez et de Thiphaine Arnoul, chambrière réputée facile de Pré-en-Pail. On peut le soupçonner, sans preuve, d’avoir, par ce mariage au-dessus de sa condition – car Guillaume de Prez était un grand personnage -, fait une bonne opération. C’est Guillaume de Prez qui marie lui-même Marie à Ambroys Ier.

Ambroise de Loré épousera Guillemette ou Guillemine de Courceriers, puis Katherine de Marcilly, baronne d’Ivry.

L’affaire du mariage

Le mariage d’Ambroys II de Loré et de Guillemine de Courceriers a des répercussions jusqu’au Parlement de Paris et à l’Hôtel du Roi. Il faut prouver le mariage légitime de Thiphaine Arnoul et de Guillaume de Prez pour qu’Ambroys puisse épouser Guillemette / Guillemine. Marie de Prez, Tiphaine Arnoul et Guillaume de Courceriers sont emprisonnés à Sillé-le-Guillaume puis à Paris, au Châtelet, tous les trois avec d’autres. L’affaire fait du bruit, car les biens d’Olivier de Prez sont mis en balance ; il est le fils légitime de Guillaume de Prez.

Descendance

De son mariage avec Guillemette de Courceriers, il a un fils, Ambroys III de Loré, seigneur de Loré à Oisseau en Mayenne, et une fille, Marie de Loré.

  • De son second mariage avec Katherine de Marcilly, baronne d’Ivry, il a une fille, Ambroise de Loré, dame de Muessy, mariée à Robert d’Estouteville, seigneur de Beynes, Prévôt de Paris, conseiller et chambellan des rois Charles VII et Louis XI, capitaine de Fécamp. Robert d’Estoutteville et Ambroise de Loré auront cinq enfants :
    • Jacques, seigneur de Beynes et Blainville, baron de Saint-André-dans-la-Marche, Prévôt de Paris, conseiller et chambellan du Roi, marié avec Gilette de Coetivy, (fille de Olivier de Coetivy, Seigneur de Taillebourg et de Marie, batarde de Valois, Dame de Royan et Mornac – fille de Charles VII et d’Agnès Sorel, Dame de Beauté)
    • Hélène, Dame du Tronchoy, mariée avec René de Chateaubriant, baron de Loigny, (fils de Théaude de Chateaubriant, baron du Lion-d’Angers, et de Françoise Hodart)
    • Marie, mariée en 1478 avec Jean de Chateauvillain, seigneur de Château-Villain, Grancey et Pierrepont, (fils de Jean, seigneur de Château-Villain et Louise de Raoullin)
    • Jeanne, mariée avec Robert L’Anglois dit le Galand, seigneur d’Angiens, (fils de Robert L’Anglois, seigneur d’Angiens et Jeanne de Manteville)
    • Ambroise, religieuse à Saint Sauveur.

Pour cette branche, le prénom des garçons est Ambroys et le prénom des filles Ambroise. Ambroise pour un garçon est lié aux branches collatérales, et non celle-ci.

Famille de Loré

Outre ses enfants, Ambroys de Loré est à l’origine de 4 principaux rameaux :

  • le dernier Loré fut Ambroise VIII de Loré époux de Marie de la Jaille; ils avaient eu 3 enfants dont une fille seule survécut ; elle épousa en 1630 un dénommé Milhot, secrétaire de la Chambre du Roi, dont la postérité releva le nom de Loré sous le règne de Louis XIV et transmit le prénom d’Ambroise, devenu traditionnel. Cette seconde famille habitait alternativement Paris et Toulouse. Les armes de Loré portaient d’hermine à trois quintefeuilles de gueule, et Ambroise, qualifié dans les chroniques d’écuyer, tenait son fief du comte, puis duc d’Alençon.

Histoire

Les débuts [

En 1410, âgé de 16 ans ou environ, il était l’aîné de trois frères, lesquels avaient déjà bonne volonté à la guerre. Ambrois avait été marié prématurément et grâce à des manœuvres assez compromettantes de sa mère, veuve alors, et de sa grand-mère, avec Guillemette de Courceriers, fille d’un riche et puissant chevalier du pays. Ambrois ne se ressentit point de toutes ces intrigues ; il avait bonne envie de servir contre les Anglais ; on était en pleine et rude guerre ; il fit ses premières armes de bonne heure.

Le parti des Armagnacs

Il participe à la bataille d’bataille d’Azincourt en 1415. Il suit le parti des Armagnacs durant la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons et reste attaché au dauphin Charles. Après différents combats au Bas-Maine, autour du château de Courceriers, nous le trouvons à Paris au nombre des compagnons de Tanneguy du Châtel , qu’il aide le 29 mai 1418 à soustraire le dauphin aux mains des Bourguignons, puis au poste du pont de Charenton, qu’il défend pendant que le dauphin se rend à Melun.

Le retour dans le Maine

Les anglais approchent et la situation devient critique : “Le roy d’Angleterre tousjours conquestoit et prenoit places, tant en la duché de Normandie que en la comté du Maine, et ne trouvoit aucune résistance, sinon d’aucuns gentilshommes de bonne volonté. Entre les autres y avoit un gentil escuyer nommé Ambroise de Lore, qui estoit dans le chastel de Courceries, et mettoit peine de trouver et attraper les Anglois”.

Rappelé dans le Maine, il s’empare de Fresnay, dont il est fait capitaine, continue la lutte avec vigueur avec Guérin de Fontaine sous le commandement du seigneur de Beauveau, gouverneur de l’Anjou et du Maine, et pendant dix ans mène une rude guerre de partisan qui ne laisse jamais l’Anglais en sécurité et qui réconforte les populations opprimées. Il perd Beaumont, Fresnay le 19 avril 1420, est fait prisonnier près de Villaines-la-Juhel, se réfugie, à peine délivré, dans la forteresse de Sainte-Suzanne, participe à plusieurs batailles, mène sa troupe dans des chevauchées héroïques, préside à des combats singuliers. Le commandement de Sainte-Suzanne, “qui estoit la place la plus prochaine des frontières des Anglois”, lui est donné en 1422 en remplacement de Pierre Hérisson.

La lutte contre les Anglais : Prise du Mans et siège de Sainte-Suzanne

En 1422, avec le comte d’Aumale, le vicomte de Narbonne et le baron de Coulonches, il fait une campagne heureuse en Normandie. Deux combats sont livrés l’un au-delà de Bernay, l’autre au retour, sur la route de Mortagne. Loré est à l’avant-garde dans la marche en avant, à l’arrière-garde dans la retraite.

Au mois de septembre 1423, c’est lui qui, averti par la duchesse d’Anjou que les Anglais vont passer sur les frontières du Maine avec un convoi de 1 200 bœufs et vaches enlevés des pâturages de l’Anjou, prévient le duc d’Aumale , prépare la bataille de la Brossinière et, le premier à l’escarmouche, décide la victoire par une attaque au flanc.

Il reprend Nogent et la Ferté-Bernard en 1424.

Mais pendant l’été de 1425, le 2 août son adversaire Thomas Montaigu, comte de Salisbury, comte du Perche et lieutenant-gouverneur de Normandie attaque Le Mans. L’historien anglais Desmond Seward le décrit comme “le commandant le plus distingué produit par l’Angleterre durant toute la guerre de Cent ans”; il est, surtout, “après le roi Henri V, le premier commandant anglais expert en artillerie à poudre”.

Jean Chartier relate ainsi l’attaque : “La dicte cité du Mans ainssy prise comme dit est, ledit comte de Salbery vint mettre le siège devant ledit chastel et ville de Saincte-Suzanne au dit pays du Maine, desquez chastel et ville estoit capitaine, Messire Ambrois, sire de Loré. Et fist icelluy conte de Salbery asseoir et assortir neufs grosses bombardes et plusieurs gros canons et vouglaires, lesquelles bombardes et canons après huit ou dix jours commencèrent à tirer incessamment jour et nuit, et tellement qu’ilz abatirent les murs de ladite ville plus loing que le trait d’un arc, et fist-on plusieurs saillies et escarmouches d’un costé et d’autre. Et finalement fut contraint le dit chevallier et autres de la dite place de rendre iceulx chastel et ville au dit comte de Salbery,et perdirent iceulx chevalliers et ses compaignons tous leurs biens et leurs prisonniers, et s’en allèrent, après la dite place rendue, tous à pié. Et pour les fraiz du dit comte de Salbery, fut contrainct le dit chevallier à lui paier la somme de deux cent escuz d’or”.

Sainte-Suzanne est donc prise le 10 août et Loré, son gouverneur, prisonnier avec la garnison, paie 200 écus pour sa rançon, puis se retire à Sablé pour reprendre la lutte sans défaillance. En 1426, Loré vient pourtant avec un détachement de 150 hommes jusqu’en vue de Sainte-Suzanne surprendre Henry Branch qu’il capture avec sa troupe entre les lieux-dits La Crousille et Ambriers ; et pousse même une pointe hardie jusque dans les faubourgs du Mans, qui tombent un instant entre ses mains.

Quand le connétable Arthur de Richemont quitte le Maine pour aller à Châtellerault pendant l’automne de 1427, Loré a maintenant le commandement, où il soutient une première attaque de Falstaff, et qui devient son centre d’opérations.

À Sainte-Suzanne, Ambroise de Loré avait pour compagnon d’armes Bertrand de la Ferrière, qui l’accompagnera aussi à la levée du siège d’Orléans. Le 25 septembre 1429, « par un exploit dont Laval devrait toujours se souvenir », dit l’abbé Angot, avec Raoul du Bouchet, Jean de Champchevrier, Jean de Villier et une poignée de soldats guidés par le meunier des Trois-Moulins, Jean Fouquet, Bertrand de la Ferrière contribua à la reprise de Laval sur les Anglais.

Siège d’Orléans

On signale ensuite sa présence à la cour dès la fin de mars ou, tout au plus tard, au début d’avril 1429. Le duc d’Alençon le rencontre près de la reine Yolande d’Anjou un jour qu’il vient s’entretenir avec cette princesse d’un convoi de vivres que l’on va diriger sur Orléans. Quand l’heure du départ fut venue, c’est sur lui que le dauphin jette les yeux pour conduire Jeanne d’Arc à Blois, où vont se concentrer les troupes. Il part ensuite pour rejoindre l’élite de la chevalerie française sous les murs d’Orléans. Il se distingue sous les yeux de Jeanne d’Arc et la suit à toutes les étapes glorieuses de la route de Reims, souvent à l’avant-garde et aux postes périlleux

C’est le 29 avril, au soir, que Jeanne d’Arc fit son entrée à Orléans, amenant un premier convoi. Les vivres, malgré ce secours, allaient manquer : on décida d’aller en chercher à Blois, et Loré fut chargé de cette mission périlleuse. Il revint à Orléans le 4 mai et fut assez heureux pour introduire, dans la ville, vivres et troupes, sans combat, sous les yeux de l’ennemi. Il fit donc partie des troupes qui accompagnent Jeanne d’Arc depuis Blois où il a contribué à organiser le convoi de ravitaillement pour Orléans.

Le même jour avait lieu la bataille et la prise de la bastille de Saint-Loup. Le 6 mai 1429, il participe avec fougue à l’assaut de la bastille des Augustins. Le 7, c’était la bastille des Tournelles que Jeanne d’Arc enlevait de vive force ; le 8, les Anglais déconcertés battaient en retraite. Loré prit part à tous les assauts.

Après la levée du siège d’Orléans, Jeanne d’Arc veut savoir dans quelle direction se replient les différents corps de l’armée anglaise : c’est Loré et de La Hire qu’elle détache en éclaireurs, avec une centaine de cavaliers, pour suivre et observer l’ennemi pendant près de huit lieues.

Le sacre de Charles VII

La situation en 1429

Territoires contrôlés par Henri V

Territoires contrôlés par le duc de Bourgogne

Territoires contrôlés par le Dauphin Charles

Ambrois de Loré, donne à l’avant-garde à Jargeau, à Meung-sur-Loire, à Beaugency. A la bataille de Patay le 18 juin 1429, il commande avec Étienne de Vignolles dit La Hire et Jean Poton de Xaintrailles les 1 500 cavaliers, qui tombant à l’improviste sur plus de 4 000 anglais retranchés derrière de lourds pieux ferrés, jettent dans leurs rangs un tel émoi et un tel désordre que les Anglais ne peuvent plus entendre à eux ordonner et mettre en bataille.

Dans la marche sur Reims, il apparaît toujours en première ligne. Il reçoit de Charles VII le commandement des troupes restés en camp lors de la capitulatuon de Troyes.

Après le sacre du roi Charles VII, il poursuit la campagne et on le retrouve à l’avant-garde lorsque l’armée royale se dirige tantôt vers la Loire et tantôt vers Paris.

A l’avant-garde

Avec Xaintrailles et 20 cavaliers, à travers futaies, taillis et ravins, il suit, il épie tous les mouvements de l’armée de Jean de Lancastre, qui s’avance vers Senlis, puis va reporter au roi les précieuses indications qu’il a pu recueillir. En cette circonstance, il ne tint pas à lui que les Anglais ne fussent complètement écrasés au passage d’une rivière qu’ils ne pouvaient traverser que deux à deux. Les Français ne pressèrent pas assez leur marche et ne purent pas profiter de l’occasion qui s’offrait (14 août 1429).

Gouverneur de Lagny

Le 24 août, il rallie à Senlis Jeanne d’Arc et le duc d’Alençon, qui venaient de quitter Compiègne, sans l’agrément du roi, et se dirigeait avec eux vers Paris. Mais le 29 août, Lagny-sur-Marne, place de première importance, qui commande le passage de la Marne, ayant fait sa soumission à Charles VII, Ambrois de Loré y fut nommé gouverneur. Il s’y rendit aussitôt. Ambrois de Loré, qui avait été reçu à grande joie par les habitants de Lagny, se mit aussitôt en devoir de les défendre contre les attaques des Bourguignons et des Anglais. Le 13 septembre, il voit à Lagny passer les troupes royales qui abandonnaient le siège de Paris, pour se replier sur la Loire[.

En novembre, il forme le projet de s’emparer de Rouen. Il noua des relation avec un Rouennais Grandpierre, qui s’engagea à lui livrer une des portes de la ville. Ce coup de main pouvait avoir comme conséquence la capture de Jean de Lancastre, et le signal d’un soulèvement dans le Maine et la Normandie. Le plan échoua suite aux lenteurs du conseil royal.

La forteresse de Saint-Céneri

Le pont sur la sarthe

Il est envoyé à la fin de décembre par le duc d’Alençon, qui l’a choisi comme maréchal, défendre la place de Saint-Céneri-le-Gérei contre laquelle les garnisons anglaises s’acharnent opiniâtrement. Lui-même y est investi ; mais, la nuit, il traverse les lignes ennemies et court à Chinon demander des secours au roi, puis revient chasser l’Anglais qui l’attend à peine. A 5 reprises, les Anglais viendront l’assiéger à Saint-Céneri. A la fin, en 1435, il ne faudra pas moins de 15 000 hommes pour avoir raison de sa résistance.

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La lutte avec les Bretons

Le duc Jean II d’Alençon était entré en lutte avec le duc de Bretagne . Loré, qui commande à La Guerche, trouve moyen de ravitailler Pouancé assiégé par les Bretons, mais négocie entre les deux ducs et les réconcilie le 19 février 1432.

De Sablé, où il ne fait que passer, il se hâte d’accourir à Saint-Céneri-le-Gérei au secours d’Armange, son brave lieutenant, qui soutient un nouveau siège. Il campe à Vivoin (il capture Matthew Gough près de Vivoin en 1431) et une autre partie de la troupe de secours sur l’autre rive de la Sarthe. Les Anglais viennent les surprendre, ont d’abord le dessus. Loré est blessé, égage, rallie son monde et remporte un avantage signalé et entre sans coup férir à Saint-Céneri, car les assiégeants ont décampé.

Chevauchée et escarmouche

Il peut soigner en paix ses blessures, et quand il se sent remis en vigueur et en santé, il entreprend une de ses plus audacieuses chevauchées, à travers trente lieues de pays d’occupation anglaise. Une foire célèbre se tenait tous les ans dans les faubourgs de Caen, le jour de la Saint-Michel, 30 septembre. Loré trouve aussi plaisant que profitable d’aller y faire une razzia de provisions et de prisonniers. Il part avec sept cents hommes, traverse tout le pays sans donner l’éveil aux nombreuses garnisons, accomplit son coup de main avec un bonheur inouï et ramène trois mille prisonniers avec un butin immense.

Ce sont alors des escarmouches sans fin entre Saint-Céneri, et Fresnay. Loré bat d’Arondel à Gratiel

Les Anglais viennent le 1er mai 1433 planter par bravade un premier mai sous les murs de Saint-Céneri, mais les manceaux le reportent devant Fresnay, et Loré profite de l’incident pour amener les ennemis dans une embuscade où Ralph Hodeston , maréchal de Fresnay , est fait prisonnier et perd un grand nombre de ses hommes.

La capture

Il est capturé en 1433 et échangé contre John Talbot. Saint-Céneri succombe pourtant cette même année 1433, entre le 5 septembre et le 26 novembre. La femme d’Ambrois de Loré était, dit-on, dans la place. On ne la retient pas prisonnière, car le 26 novembre elle obtient un sauf-conduit pour aller, à partir du 10 décembre, pendant trois mois, avec Jean de Cordon, son serviteur, quatre hommes, quatre femmes et deux pages, à Saint-Ceneri, La Ferté, Sablé, Château-Gontier, Beaumont, Sillé… voler, gibayer et chasser. Pareille liberté lui est accordée le 8 mai 1434 pour aller hors l’obéissance du duc de Bedford.

Exploits

Ambrois de Loré est pendant ce temps-là en Normandie avec le duc d’Alençon. De Laval, il attaque Vénable, retranché dans l’abbaye de Savigny, le retrouve peu après à deux lieues de Lassay, lui tue deux cents hommes et rentre à Laval d’où il était parti. Pierre Le Porc était de cette affaire.

Ses exploits, au cours de la lutte contre les Anglais, le firent surnommer le Du Guesclin du Bas-Maine.

Siège de Paris

En 1435, c’est Mathieu Got et sa troupe, se rendant au siège de Saint-Denis, qu’il défait de compte à demi avec le sire de Bueil. Appelé lui-même par le roi pour le siège de Paris, il se signale encore par son habileté et son courage, contribue efficacement au succès et reçoit du roi Charles VII, avec le titre de conseiller et de chambellan, la charge de prévôt de la capitale, en reconnaissance de ses éminents services.

Nommé prévôt de Paris, en 1436, après la libération de la capitale, il occupe ces fonctions durant dix ans. Il est présent en 1439 à la prise de Meaux, en 1441 à celle de Pontoise. Dans ces fonctions, Ambrois de Loré réprime les séditions et n’épargne pas les partisans des Anglais. Le prévôt ravitaille hardiment par la Seine les Français qui tenaient Pontoise assiégé, et contribue à sa prise le 17 septembre 1441.

Loré meurt à Paris dans ses fonctions de prévôt le 24 mai 1446.