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Guillaume Fouquet


Guillaume Fouquet de la Varenne

Guillaume Fouquet, seigneur de la Varenne (ou Varanne, ou Varane), Homme d’État français, 1560-1616.
Armes des Fouquet de la Varenne : “de gueules au lévrier d’argent colleté de France

Les armes de nostre Maison sont une levrette blanche en champ de gueules avec un collier d’azur parsemé de fleurs de lis d’or sans nombre et telles que les Roys nous les ont données” : description donnée par René II Fouquet de la Varenne en 1680 (A.D. Sarthe, chartrier de la Varenne, 13 f 2444).

Biographie

Guillaume Fouquet n’est pas issu d’une famille noble, mais d’une famille bourgeoise de La Flèche, fils de Martin Fouquet, l’écuyer de cuisine de Françoise d’Alençon, duchesse de Vendôme. Au décès de celle-ci, Martin Fouquet remplit les mêmes fonctions auprès du fils de Françoise d’Alençon, Antoine de Bourbon (1518- Les Andelys 1562), époux de Jeanne III de Navarre (Jeanne d’Albret), puis auprès de leur fils le jeune Henri de Navarre, le futur Henri IV.

À l’âge de 18 ans, en 1578, Guillaume Fouquet, grâce à son père, entre comme cuisinier au service de Madame Catherine, Catherine de Bourbon (1559-1604), sœur du futur roi. En 1580, il est remarqué pour sa personnalité et son habileté, et Catherine le recommande à son frère : Guillaume devient portemanteau d’Henri de Navarre.

Durant trente ans, jusqu’à l’assassinat du roi en 1610, Guillaume vit dans l’ombre de Henri IV, prenant une part active aux évènements importants du règne. Confirmant sa réputation d’habileté et de bravoure et courant des risques certains, il se dévoue corps et âme à la cause du roi.

À vingt ans, il monte un coup de main contre la place d’Angoulême tenue par les Ligueurs et fait prisonnier le lieutenant de la ville ; les chroniques rapportent ses exploits à Coutras (1587), il combat contre les Ligueurs du duc de Mayenne à Arques (1589) et Ivry (1590), victoires qui ouvrent au futur monarque de France le chemin de Paris (Paris “valant bien une messe”, Henri abjure sa religion protestante en 1593 et est sacré à Chartres en 1594). Fouquet est chargé par le roi de missions diplomatiques publiques… ou d’affaires de confiance privées.

Début juin 1595, il sauve la vie d’Henri de Navarre à la bataille de Fontaine-Française. Arrivé au pouvoir, Henri IV le nomme commissaire ordinaire des guerres, puis contrôleur général des postes, en remplacement d’un proche de la maison des Guise, Hugues Du Mas. Il réorganise le réseau postal et contribue vers 1598 à la création en France de la poste publique, en mettant la poste royale à la disposition du public. Un timbre-poste est d’ailleurs émis à son effigie par l’administration postale à l’occasion de la journée du timbre de 1946.

Catherine de Bourbon sœur du roi, duchesse de Bar, épouse d’Henri II de Lorraine, dit un jour à Fouquet, qu’elle avait connu comme cuisinier : “Il paraît, la Varenne, que tu as plus gagné à porter les poulets de mon frère, qu’à piquer les miens .

Une étroite amitié liait le roi et son favori, depuis les premiers combats contre les Ligueurs sur les champs de bataille d’Ivry) et de Fontaine-Française. Mon cœur, La Varenne m’a trouvé encore au lit ! écrit Henri IV à Marie de Médicis en 1606. Les relations avec Sully ne sont pas, par contre, aussi confiantes : Sully ne l’aime guère et dénonce son vaniteux arrivisme. Pourtant l’influence de Fouquet va croissante jusque dans les dernières années du règne.

Durant sa carrière, Fouquet a exercé aussi les fonctions de conseiller au parlement de Paris, maître des requêtes du roi (conseiller d’État), gouverneur des ville et château de La Flèche (1592), gouverneur des ville et château d’Angers (28 août 1604), puis lieutenant général de la province d’Anjou (1613). Fouquet était doté par ailleurs de bénéfices ecclésiastiques : abbayes d’Ainay (près de Lyon), Saint-Benoît-sur-Loire, Saint-Nicolas d’Angers, Saint-Loup de Troyes, prieuré de l’Esvière près d’Angers.

Marié à Catherine Foussard qui lui apporte la terre de La Varenne, Guillaume Fouquet en a plusieurs fils. Il est anobli en 1598 et porte les titres de baron, puis marquis en 1616, de Sainte-Suzanne et de La Flèche.

La terre de Saint-Romans en Poitou avait été précédemment érigée en baronnie pour La Varenne et sa seconde épouse, Jeanne de Poix, en considération “des services rendus par eux en faits de guerres, ou autrement de plusieurs manières“.

Les Fouquet de La Varenne à La Flèche (Sarthe)

Guillaume Fouquet de la Varenne, Fléchois d’origine, anobli en 1598 par Henri IV, transforma La Flèche en 20 ans

  • 1593 : construction d’une enceinte fortifiée et rétablissement de l’Election
  • 1595 : établissement d’un siège présidial et d’une juridiction prévôtale, reconstruction du pont des Carmes
  • 1597 : travaux d’urbanisme, pavage des rues
  • 1599 : établissement de foires franches
  • printemps 1603 : intervention de Fouquet auprès du roi : présentation des Jésuites de Verdun pour obtenir le rétablissement de l’Ordre en France, où ils étaient bannis depuis 1594 (attentat de Jean Châtel). L’Edit de rétablissement des Jésuites est signé le 1er septembre 1603, et ratifié le 2 janvier 1604. Le roi offre son château, son parc, ses jardins, 300 000 livres et le revenu de plusieurs abbayes et prieurés ; les Fléchois eux-mêmes souscrivent pour 6 000 livres
  • 1604 : ouverture du collège dans le Château-neuf (actuel Prytanée national militaire) , bâti par Françoise d’Alençon de 1539 à 1541
  • 1604 : construction d’une grande porte de ville dite porte mancelle, de l’Epau ou de Paris
  • 1603-1606 : construction du château de Guillaume Fouquet de la Varenne
  • 1606 : adjudication des halles
  • 1616 : création d’une Maison de ville.

Le roi ayant été assassiné le 14 mai 1610, Guillaume rappela à Marie de Médicis que le défunt roi voulait que son cœur reposât dans l’église du collège de La Flèche. Les jésuites reçurent la précieuse relique des mains du prince François de Bourbon-Conti et le lundi 31 mai, le cortège funèbre quitta Paris pour La Flèche, en carrosse par la route de Chartres. L’arrivée à La Flèche le 4 juin donna lieu à une impressionnante cérémonie, ordonnancée par Guillaume et René Fouquet de la Varenne et en présence de Hercule de Rohan, duc de Montbazon, pair de France, Grand veneur de France, dans les bras de qui était mort le roi.

La mort du roi amoindrit le rôle de Fouquet mais n’entraîne pas sa disgrâce, puisqu’il se voit confier par Marie de Médicis plusieurs missions diplomatiques en 1611 et 1612; il est confirmé le 10 octobre 1613 par Louis XIII lieutenant-général de la province d’Anjou et ses terres sont réunies et érigées en marquisat le 7 juin 1616. Guillaume Fouquet de la Varenne meurt en son château de La Flèche le 7 décembre 1616.

Dès 1609 Guillaume avait obtenu d’Henri IV la faveur de faire édifier son tombeau au pied de l’urne devant contenir le cœur du roi. Lorsque la chapelle du collège fut construite, René de la Varenne en 1655 ajouta au monument le buste de son père et une épitaphe. Mais en 1793 des révolutionnaires étrangers à La Flèche profanent les tombes, brûlent le cœur du roi et dispersèrent les restes de sa famille et de ses meilleurs serviteurs.

Le château de Guillaume Fouquet de la Varenne à La Flèche

  • Guillaume achète maisons et terrains à partir de 1590 et construit le château de 1603 à 1606 dans le style architectural caractéristique du XVIIe siècle, avec porche imposant, 2 murs de 55m de long, pavillons bordant l’allée menant au pont-levis et enceinte de douves à eau vive (par dérivation du Loir). Le logis comprend un important corps de bâtiment de deux étages à huit fenêtres chacun, encadré par deux grandes ailes symétriques en potence sur les deux façades. De hautes toitures percées de lucarnes aux ailerons sculptés coiffent majestueusement l’ensemble. Une vaste esplanade rectangulaire formant terrasse entourele corps de logis. Quatre pavillons carrés reliés par des balustrades à colonnes en ornent les angles.
  • La noblesse de province perd beaucoup de son lustre à la fin du règne de Louis XIV, et le château n’est plus aussi prospère sous René, puis Claude II de la Varenne, dont la gestion est médiocre.
  • A la mort de celui-ci sa veuve, née Marie-Françoise Philiberte-Damaris de Froullay-Tessé, fille de René de Froulay de Tessé, est encore mineure. Son fils, “Anonyme”, 5e marquis de La Varenne, est âgé de quelques semaines et mourra à l’âge de 15 ans. L’intérim du gouvernorat de La Flèche est assuré en 1714 par René-François de Froullay-Tessé, frère de Marie-Françoise, puis en 1733 par François de Briqueville, comte de la Luzerne avec lequel Marie-Françoise s’est remariée en 1715. En 1719 une sentence établit la succession des La Varenne au profit du marquis de Champagne de Villaines (époux de Catherine Françoise de La Varenne, sœur de Claude) et de son fils René-Brandelys de Champagne de Villaines.
  • Mais c’est en fait lors du décès de Madame de Briqueville le 28 décembre 1744 que la famille de Champagne reprend ses droits sur les seigneuries de La Flèche et de Sainte-Suzanne. Les biens passent ensuite par mariage à la famille de Choiseul-Praslin.
  • La période révolutionnaire est mouvementée pour le château, envahi, qui devient entre autres quartier général, maison d’arrêt, infirmerie, écurie pour 250 chevaux, refuge pour les équipages de Saumur et école de canonniers. Le duc César-Hippolyte de Choiseul-Praslin en est bouleversé et meurt à 36 ans en 1793. Pillé et privé de ses richesses, qui en faisaient l’attrait, le château est de plus, gravement endommagé par une tempête le 28 décembre 1803; il est probablement inoccupé sous l’Empire.
  • César-René de Choiseul-Praslin (1779-1846), frère de César-Hippolyte, décide d’abattre le vieux logis et de lotir le parc. La demeure est rasée dentre 1818 et 1820.

Les Fouquet de La Varenne à Sainte-Suzanne (Mayenne)

Alençon

Bourbon

Vendôme

  • A la suite de mariages entre les familles d’Alençon et de Bourbon-Vendôme, Sainte-Suzanne devient propriété d’Antoine de Bourbon puis de sa femme Jeanne d’Albret, Reine de Navarre, mère de Henri IV.

Albret

Navarre

France

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Lorsque le futur Henri IV devient roi de Navarre à la mort de sa mère (1572), il observe que son royaume est chargé de “grandes et excessives doibtes (dettes)“, et obtient le 7 septembre 1574 du roi de France Henri III (roi de 1574 à1589), des lettres patentes l’autorisant à mettre en vente “les boys et forets de Charnye, Lange et Montaigu situez en la baronnie de Sainte-Suzanne, ensemble les terres vacques, vaines et incultes dudit lieu“… Il vend une partie de ces titres, terres, landes, étangs et taillis le 30 août 1594 à Honorat de Bouchet, seigneur de Sourches, et à Claude de Bouillé.

  • Enfin, le 16 septembre 1594, Henri IV vend, par engagement, à son épouse la reine Marguerite de Valois, dite la Reine Margot, le reste du domaine de la baronnie dont la forteresse de Sainte-Suzanne, moyennant la somme de 18000 écus.

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  • La reine ne garde pas longtemps cet engagement et Fouquet de La Varenne rachète la seigneurie de Sainte-Suzanne le 16 septembre 1604. Il ne reste alors à Sainte-Suzanne “austres bastiments et logements qu’une ceinture de murailles avec quelques tours et une masse de pierres en forme de donjon. (…) proche laquelle ceinture de murailles et ledit donjon estoit une petitte maison et une cour appelée la cour Marye, et ung petit appenty au long d’icelle (…), dans laquelle petitte maison demeuraient Estienne Deslandes et Marie Arthuis sa femme en qualité de concierges, et que ledit patit appenty servoit de cuisine et de boullangerye“.
  • Fouquet achète Sainte-Suzanne car il “conçoit de s’y retirer et d’y construire des bâtiments pour y loger avec sa famille“, mais ne concrétise son projet que quelques années plus tard. Il obtient du roi le 31 janvier 1608 le permis de faire bâtir jusqu’à le somme de 36000 livres. Il fait alors “bastir le grand corps de logis dans l’enclos de la ceinture de murailles du château et en faict ruiner le petit logis comme inutile, condamne l’ancien portail et construit à neuf celluy qui est à présent avecq le corps de garde et des escuiryes ; fait faire plusieurs gros pilliers (contreforts) de pierre autour de ladite ceinture de murailles pour la soustenir parce qu’elle estoit fendue et preste à cabrer en plusieurs endroictz et menaçoit ruisne, répare toutes les courtines extérieures, ou contre icelles faist faire à neuf une muraille vers la ville, une poterne avecq un corps de garde et des guérittes à toutes les tours, et refaist presqu’à neuf les parapets, letout pour la commodité, utillité et seureté dudit chasteau“.

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Fouquet fait venir le tuffeau d’Angers et les pierres de taille de Bernay dans la Sarthe. Il rabaisse sensiblement la hauteur des remparts au sud-est, réutilise la base de l’une des grosses tours pour construire celle de son nouveau château, remblaie de manière importante la cour entre l’ancien pont-levis et la poterne de la porte de fer. L’ancien pont-levis est désaffecté, et le nouveau portail d’entrée permet aux visiteurs entrants de découvrir majestueusement, avec du recul et de face, la façade et l’entrée du logis.

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  • Mais Fouquet n’aura pas le temps ni les moyens de poursuivre la construction jusqu’à l’accomplissement du projet tel qu’il l’imaginait au départ. L’assassinat du roi Henri IV par Ravaillac le 14 mai 1610 lui fait perdre ses fonctions, ses titres et ses ressources : Guillaume Fouquet de La Varenne a perdu son protecteur. Le chantier est abandonné, alors que seule la partie ouest est construite : les pierres d’attente sur le pignon nord témoignent encore de nos jours de son intention initiale.

Tableau attribué à Frans Pourbus le Jeune : Henri IV et la famille royale. En bas, Fouquet de la Varenne avec cette légende : “Il m’a fait acquérir l’honneur et m’a donné le bien”.

  • Guillaume meurt à La Flèche le 6 septembre 1616.
  • Le château est caractéristique de l’époque Henri IV, style de transition entre la Renaissance et l’architecture classique : toiture à forte pentes en ardoises d’Angers, façade rythmée par des travées, frontons coiffant les lucarnes rappellent la Renaissance. Mais la sobriété du décor, notamment dans les bossages encadrant les baies, est typique de l’architecture classique, même si le pavillon d’escalier d’entrée, conçu comme une loggia, vient nuancer le caractère dépouillé de cette façade.
  • Le bâtiment comprend quatre niveaux : un sous-sol voûté réservé à l’office, avec escalier d’accès direct à la cour ; un rez-de-chaussée, un étage de salles de réception et de chambres, et des combles remarquables (charpente en forme de coque de navire inversée).
  • Après la réhabilitation du donjon, du pont-levis, de la porte de fer et d’une partie des remparts de 2003 à 2007, le logis, propriété du Conseil général depuis 2000, a fait l’objet de travaux importants et abrite aujourd’hui, le CIAP Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine de la Mayenne.

Le C.I.A.P. a été inauguré en juin 2010.

Illuminations du château lors de l'inauguration du C.I.A.P.

La descendance des Fouquet de La Varenne et la dévolution du château de Sainte-Suzanne

Guillaume, 1er Marquis de la Varenne, eut avec Catherine Foussard trois enfants :

  • 1. Guillaume Fouquet de la Varenne, évêque d’Angers, 1584 – 1621.
  • 2. René Fouquet, 2e Marquis de la Varenne 1586 – 1656 : prend dès 1606 le titre de baron de Sainte-Suzanne et succède à son père, en 1617, comme seigneur de cette baronnie. Marié à Jeanne Girard, fille de la seconde femme de Guillaume, Jeanne de Poix. Elle lui laisse quatre fils et trois filles; René meurt en février 1656 et Jeanne Girard en 1674..
  • 3. Catherine Fouquet (1590 – 1670, épouse 1) de Claude de Bretagne (12 enfants), puis 2) d’Armand de la Porte.
  • Les trois premiers fils de René Ier étant morts avant 1670, dont René II, 3e Marquis de la Varenne, c’est le quatrième, Claude II, qui devient, après eux, 4e Marquis de la Varenne, seigneur de Sainte-Suzanne. Il obtient en 1670 des lettres de confirmation de l’engagement fait en 1604 à son grand-père, et en 1679 des lettres de surannation, dûment enregistrées en Chambre des comptes. A cette époque, les vassaux de la baronnie de Sainte-Suzanne avaient à présenter leurs obéissances féodales non pas aux La Varenne, mais au roi de France, à cause de son duché de Beaumont et de sa baronnie de Sainte-Suzanne.
  • Claude II de La Varenne (1635 – 1699), qui avait épousé le 30 mars 1697 Marie-Françoise Philiberte de Froullay-Tessé, meurt le 23 février 1699; son fils “Anonyme”, né en 1699, lui succède comme Ve et dernier marquis de la Varenne, mais il meurt à l’âge de 15 ans le 21 août 1714. Son tutorat avait été exercé par la veuve de Claude II, Marie-Françoise de la Varenne née Froullay-Tessé, fille du maréchal de Tessé.
  • Sainte-Suzanne revient alors à la descendance de Catherine-Françoise de la Varenne, fille de René Ier et sœur de Claude II, décédée en 1661, mariée à Hubert de Champagne de Villaines, mère de René Brandelis de Champagne, marquis de Villaines, puis, à la mort de celui-ci, à son épouse Thérèse Le Royer de Forges.
  • Deux filles sont issues du mariage de René-Brandelis de Champagne et Thérèse Le Royer de Forges: Anne-Catherine, qui épouse en 1736 Louis César Le Tellier de Louvois et meurt sans postérité ; et Anne-Marie, unie en 1732 à César Gabriel de Choiseul-Praslin. A la mort de la marquise de Villaines sa mère, c’est à Anne-Marie qu’échoient les biens de la maison de Champagne-Villaines, dont la terre de Sainte-Suzanne.
    • Leur fils, Arnault César Louis de Choiseul-Praslin épouse en 1754 Marguerite-Philippine de Durfort, duchesse de Lorges; il meurt en 1792.
    • En 1789, lors des élections aux États-Généraux, c’est Marguerite de Paralery, veuve de Gaston des Hayes, qui figure sur la liste de la noblesse du Maine en qualité de dame de la baronnie de Sainte-Suzanne.
    • En 1792, Marguerite-Philippine de Durfort de Lorges revendique au nom de ses enfants de Choiseul-Praslin la jouissance de la cidevant baronnie de Sainte-Suzanne. Par suite d’une alliance avec cette famille, qui rentre de fait en possession de ses terres, le Prince de Beauvau possède le château au début du XIXe siècle.
  • Le château changera ensuite de propriétaire non plus par héritage familial dans la lignée des Fouquet, mais par vente. Le Prince de Beauvau le vend en 1820 au Baron de Damas, qui le revend en 1855 à Mme Hélène Ollivier Veuve Delespinasse. Celle-ci le vend à son tour en 1865 à Mme Marie-Louise Nelly de Girardin, épouse du Vicomte Louis Picot de Vaulogé.
  • Ste-Suzanne restera aux Vaulogé pendant plus de 100 ans, habité puis mis en location ou occupé par des colonies de vacances ou des orphelinats, jusqu’à sa revente en 1969, par Mme Marie-Béatrice de Carini-Livonnière, héritière du château, à une société civile immobilière : Dr Marc Fonquernie et Dr Aude Chape-Fonquernie, qui font d’importants travaux d’habitabilité et y organisent de nombreuses manifestations culturelles de qualité.
  • Le château est enfin racheté par des collectivités territoriales :
    • en 1969 par le syndicat intercommunal et départemental pour le développement du tourisme, représenté par la Commune de Sainte-Suzanne,
    • puis en 1999 par le Département de la Mayenne, qui a entrepris un très important chantier de restauration en vue de l’aménagement du logis en Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine.