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L’Erve


L’Erve

Longueur 58 km
Débit moyen 2,71 m³.s-1
mesurés à Auvers-le-Hamon
Surface du bassin 380 km²
Régime pluvial océanique
Se jette dans la Sarthe
Bassin collecteur Loire

L’Erve (or. gaulois/latin Arva = eau courante ; tribu antique des Arviens) est une petite rivière du département de la Mayenne (53). Elle a sa source sur le versant sud de la chaine des Coëvrons, à proximité de la forêt de Sillé-le-Guillaume, au-dessus de Vimarcé. Elle arrose successivement Vimarcé, Saint-Georges-sur-Erve, Assé-le-Bérenger, Sainte-Suzanne (où elle alimentait 17 moulins), Chammes, Saint-Jean-sur-Erve, Saint-Pierre-sur-Erve, Saulges, Ballée. Elle entre dans le département de la Sarthe, où elle reçoit , par la rive gauche le Treulon, et par la rive droite la Vaige, puis rejoint la Sarthe à Sablé-sur-Sarthe.

Ce document est extrait du site de la Fédération de pêche de la Mayenne : http://www.fedepeche53.com/

L’Erve prend sa source en Vimarcé près des terres appelées les Privées dans un aveu de Sillé de 1672. Le cours inférieur dépendait de la baronnie de Sablé depuis le moulin de la Panne, et la porte de ville près de son embouchure se nommait Porte d’Erve.

Du XVIe siècle au XIXe siècle, et pour certains d’entre eux, XXe siècle, 43 moulins à eau ont tiré leur énergie mécanique de la rivière : moulins à grains (orge, blé…), à tan, à papier, à foulon (drap), scieries et autres ateliers artisanaux (fabrique de cartes à jouer à Sainte-Suzanne, pilerie de trèfle, moulin concasseur)…

Outre les moulins à blé, les moulins à papier de Sainte-Suzanne et les Forges de Moncor étaient les principales usines établies sur le cours de l’Erve. En l’an VI, les meuniers dont les moulins étaient en dessous de Moncor se plaignirent de ce que le fermier des forges, par l’établissement de deux bocambres pour le lavage du minerai, avait encombré le lit de la rivière et les privait d’eau. De leur côté, les maîtres de forges et les papetiers obtinrent en l’an XI un arrêté préfectoral prescrivant aux riverains, mais aux frais des propriétaires d’usine, le curage et biennage de la rivière, de Vimarcé à Moncor.

Toponymie

Plusieurs localités situées sur le parcours de la rivière portent son nom :

  • Saint-Georges-sur-Erve (Mayenne)
  • Saint-Jean-sur-Erve (Mayenne)
  • Saint-Pierre-sur-Erve (Mayenne)
  • Gastines-sur-Erve rattachée à Sablé-sur-Sarthe (Sarthe),
  • la Communauté de communes d’Erve et Charnie.
  • Sainte-Suzanne pendant la Révolution française a pris le nom de Mont-d’Erve.
  • Les Erves est un hameau à deux kilomètres au nord de Sainte-Suzanne qui comprenait un moulin, une ferme, des fours à chaux, et un groupe de monuments mégalithiques qui donnèrent lieu à d’importantes fouilles archéologiques au XIXe siècle et au XXe siècle. Le dolmen qui subsiste aujourd’hui est le plus vieux monument de la Mayenne.

Le site classé de la vallée de l’Erve

  • Par décret du 15 juillet 2003, publié au Journal officiel du 22 juillet 2003, le ministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables a classé l’ensemble, d’une superficie de 436 ha., formé par la vallée de l’Erve sur le territoire des communes de Saint-Pierre-sur-Erve, Saulges et Thorigné-en-Charnie (Critères de classement : pittoresque, scientifique et artistique).
  • Entre Saint-Pierre-sur-Erve et Saulges, la vallée de l’Erve présente toutes les manifestations d’une érosion karstique à la faveur d’un affleurement calcaire datant de l’ère primaire. Le site comporte de part et d’autre d’un canyon, long d’environ trois kilomètres pour une centaine de mètres de large et dominé par d’imposants abrupts d’une trentaines de mètres de hauteur, des plateaux ou causses creusés de petits vallons secs, parsemés de pierrailles, hérissés de chicots rocheux et ponctués de petites dépressions fermées au sol généralement plus fertile, et en sous-sol un réseau de gouffres, de couloirs et de salles. Il s’agit d’un véritable événement paysager, sans équivalent dans le massif hercynien de l’ouest de la France, qui contraste avec la campagne bocagère des alentours aux lignes souples et aux versants en pente douce.

Le site de la vallée de l’Erve est également un des plus hauts lieux de la préhistoire du nord-ouest de la France. Comme le note Monsieur Allard dans un bulletin de la société préhistorique française de 1976 : « Son importance semble tenir d’abord à la nature calcaire du sous-sol qui a déterminé un relief karstique avec des abris sous roche et des grottes propices à l’installation des populations paléolithiques troglodytes, mais peut-être aussi à une position géographique qui en fait une halte intéressante sur l’une des voies naturelles permettant de relier la Basse Loire à la Normandie ». La révélation de la véritable importance préhistorique de la vallée de l’Erve date de la découverte en juin 1967 de peintures pariétales du paléolitique supérieur dans la grotte de la Dérouine qui a depuis été classée au titre des monuments historiques. Cette découverte est venue conforter la valeur du site qui avait déjà livré un outillage important. De nouveaux objets et ossements, d’un intérêt majeur, ont été trouvés à nouveau en 2006 et 2007.

Pêche

De sa source à Saint-Jean-sur-Erve, l’Erve est classée en première catégorie. En amont, à forte pente et d’une largeur de 5 mètres en moyenne, elle présente un écoulement rapide ponctué par des radiers ou des blocs. La pêche au toc, au vairon sont quelques unes des techniques utilisées pour la prise de truites fario. La morphologie de la rivière se modifie à Saint-Jean-sur-Erve: en aval, elle change de catégorie piscicole (deuxième catégorie). Plus large (10 m) et rythmée par de nombreux barrages, l’Erve devient plus calme, propice aux cyprinidés et aux poissons carnassiers.

Sources et bibliographie

http://www.ecologie.gouv.fr/La-vallee-de-l-Erve.html